04 - Premiers essais, première course, premiers résultats

04 - Premiers essais, première course, premiers résultats

Contrairement à la saison précédente où les essais privés avaient été réalisés avec parcimonie, cette saison commence sous le signe de la recherche et du développement de la voiture.

J’ai donc envoyé Ronnie tourner en rond pendant des kilomètres sur le circuit Paul Ricard au Castellet.

Beaucoup de kilomètres.

Énormément de kilomètres.

Suffisamment pour découvrir plusieurs choses :

Les pneus tendres sont plus rapides.
Les pneus durs sont moins rapides.
Le carburant rend la voiture plus lourde.

La science avance.

Pendant ce temps, certaines pièces de la voiture ont décidé de s’autodétruire à une vitesse inquiétante.

Le moteur, notamment, semble avoir compris le principe des essais privés comme une invitation à une retraite anticipée.

🇪🇸 Barcelone : l’heure de vérité

Barcelona

Arrive alors la première course de la saison.

Les qualifications se passent mieux que prévu. Même beaucoup mieux que prévu.

À un moment, j’ai commencé à regarder le haut du classement : Erreur de débutant !

Très rapidement, j’ai commencé à imaginer :

une pole position ;
une victoire ;
une statue de Ronnie devant l’usine.

Heureusement, la réalité est revenue avant que je commande le bronze.

⛽ Le grand débat stratégique

La grande question du week-end : 1 arrêt ou 2 arrêts ?

Pendant plusieurs jours, les calculs se sont multipliés : consommation, usure, poids du carburant, temps perdus aux stands, conditions météo, position de Mars par rapport à Jupiter !

À la fin, la stratégie retenue fut :

🎯 Un seul arrêt. L’objectif n’était pas de gagner la course. L’objectif était de faire ce que j’admire chez Rangga et Ismael : être rapide, mais surtout être intelligent.

🚦 Le départ : une brillante mauvaise idée

Pour maximiser les chances de bien figurer, j’ai utilisé un boost au départ (3 maxi par course).

Sur le papier : “Quelle excellente idée !”

Dans la réalité : "Étant chargé comme une mule avec le carburant dans le réservoir ne faire qu’un arrêt, je me suis retrouvé dans les dernières positions, Boost ou pas ! "

Le genre d’expérience qui enrichit un manager.

Pas son compte bancaire, mais son expérience.

🔥 Le moment de gloire

Juste avant le ravitaillement, voiture allégée, j’ai lancé une phase d’attaque. Et là… 🏆 Meilleur tour provisoire de la course. Tous les adversaires ont choisi 2 arrêts, je me suis retrouvé premier après avoir été dernier !

Pendant quelques instants, l’écurie a vécu un rêve. Les ingénieurs jubilaient. Les mécaniciens s’embrassaient. Je regardais déjà où accrocher le trophée.
Puis il a fallu s’arrêter pour faire le plein et changer les pneus. Retour à la 10 ième place.

Mais peu importe. Pendant quelques tours, nous étions les plus rapides. Et ça, ça ne se retire pas du livre des souvenirs.

🏁 Résultat final

Au drapeau à damier : nous étions remontés à la 5ème place.

Pas de champagne. Pas de trophée. Mais une énorme satisfaction.

Pourquoi ?

Parce que la stratégie a fonctionné. Parce que Ronnie a été solide. Parce que l’écurie a marqué des points.

Et surtout parce que Ronnie a terminé avec…87 % d’énergie après toute une course.

Autrement dit, pendant que certains pilotes finissaient à bout de souffle, Ronnie semblait prêt à repartir pour 80 tours supplémentaires.

📈 Le bilan

La meilleure surprise n’est peut-être pas la 5ème place.

C’est la progression du pilote.

Après seulement une course, Ronnie confirme qu’il est le pilote que l’écurie recherchait.

Pas forcément une superstar. Mais un pilote fiable, régulier, intelligent et rentable. Exactement le genre de profil qui permet de bâtir une saison solide.

Prochain épisode :

🌧️ Direction la Finlande.

Pluie annoncée. Calculs de carburant approximatifs. Stratégies douteuses. Confiance excessive.